Isabelle Saporta

Le courage serait un mot désuet. Un terme qui appartiendrait à un passé révolu, au temps où le « système », la « finance », les « lobbys », « Bruxelles » n’auraient pas encore fait main basse sur notre libre arbitre.

A l’évocation de ce terme, vous verrez se dessiner un sourire au mieux gêné, plus souvent condescendant, sur le visage de nos élites. Depuis 15 ans, j’assiste, atterrée, à la mise à mort des agriculteurs vertueux assommés sous des tombereaux de normes et de réglementations tatillonnes.

Depuis 15 ans, j’observe les lobbys dicter leur tempo, usant de leurs vastes réseaux pour stopper les réformes qui sauveraient notre santé et l’environnement.

Depuis 15 ans, je constate, la boule au ventre, les mêmes reculades, la même stigmatisation de Bruxelles, le même travail de sape des grands argentiers mus par leur seul intérêt.

Pendant ces 15 ans, les politiques ont été incapables de tenir bon et de s’élever pour protéger nos enfants des pesticides ou pour

que nous sachions enfin ce que nous mangeons.

Stop ! Assez de cette lâcheté. De sacrifier notre bien-être, notre planète et l’intérêt des générations futures.

Si nos dirigeants ne souhaitent pas changer le monde, nous si. Et du courage, nous en avons à revendre.

Le mot d'Isabelle Saporta sur le Livre d'Or

La communication aux Amis de Livres en Scène

En septembre 2016, nous avions contacté les Editions du Seuil pour tenter d’organiser une soirée avec Aymeric Caron qui venait de sortir son ouvrage « L’Antispéciste » “ dans lequel il entendait réconcilier, l’homme, les animaux et la nature. Nous l’avions rencontré à l’occasion du Forum des livres organisé par la FNAC, au Carreau du Temple. Compte tenu de l’affluence du public, nous avions parfaitement compris, que pour une fois le sujet traité, dépassait par son importance, la notoriété du chroniqueur médiatique. Malheureusement notre projet n’a pu aboutir, mais nous avons gardé en nous le désir d’approfondir la relation que nous avons de nous nourrir au quotidien.

Toujours par chance, nous avons rencontré une journaliste qui fait de son combat quotidien la lutte contre la « mal bouffe ». Isabelle Saporta que vous avez pu voir à la télévision ou écouter à la Radio sera parmi nous en un lieu symbolique du pouvoir, le restaurant des Parlementaires et encore plus précisément dans le salon privatif dit « des Premiers Ministres » exceptionnellement disponible en cette fin de période électorale.

Isabelle Saporta

Le mercredi 10 mai 2017 à 19H30

Au Restaurant Chez Françoise

Sous l'Aérogare des Invalides (Air France)

Métro: Invalides (ligne 8 et 13) RER

Service de voiturier (face au 2 rue Fabert)

Proche de Jean-Pierre Coffe, Isabelle Saporta est journaliste et documentaliste. Elle chronique régulièrement sur RTL et France Inter.

Dans son dernier ouvrage « Du Courage » elle déclare assister, atterrée :

- à la mise à mort des Agriculteurs vertueux assommés sous des « tombereaux » de normes.

- à l’action permanente des lobbys qui usent de leurs vastes réseaux pour stopper les réformes qui sauveraient notre santé et l’environnement.

- à l’incapacité des politiques de tenir bon et de s’élever pour protéger nos enfants des pesticides et pour que nous sachions enfin ce que nous mangeons vraiment.

Nous souhaitons votre nombreuse présence. A l’issue de cette rencontre, nous sommes certains que vous ne manquerez pas de relayer dans votre entourage ces informations essentielles quant à l’avenir de nos enfants et petits enfants.

Pascal Mousset, le Restaurateur que nous avons connu par le Sénat, est particulièrement sensible à notre démarche dont il tiendra compte dans sa proposition de menu.

Le Menu

Les Tables

Brigitte Allain

« Tant que l’on aura pas de politique alimentaire ou plutôt qu’on l’abandonnera aux mains des industriels, on continuera à vider les territoires de nos paysans » dit Brigitte Allain – Députée Europe Écologie Les Verts

Elle porte la loi sur l’ancrage territorial de l’alimentation adoptée le 17 novembre 2016. Elle impose une part de bio et de production locale dans les cantines. Elle concerne plus de 6 millions d’enfants et représente 1 milliard de repas.

Serge Hercberg

Le Pr Serge Hercberg est l’un des principaux initiateurs du Programme national nutrition santé. Il est à l’origine de la mise en place de l’étiquetage nutritionnel constitué par un code couleur lisible sur les produits des rayons de supermarché. « A et vert c’est bien, E et rouge c’est mauvais ».

« D’un seul coup d’œil, vous distinguerez le véritable ami du petit déjeuner (B jaune, ou mieux encore A vert) de l’ennemi tapi dans l’ombre (D rose vif, ou E rouge) »
Isabelle Saporta – Du Courage



Sylvie Colas

Sylvie Colas, avicultrice (éleveuse de volailles) à Lectoure (Gers) et porte-parole départementale de Confédération paysanne

« Quand Sylvie accueille sur son élevage des canetons à peine sorti de la couveuse et les mène jusqu’à l’abattage sur sa propre ferme, les industriels, eux, ont spécialisé chaque étape de la vie du canard. Et préfèrent donc ne pas s’enquiquiner avec les trois semaines de vie, qui nécessitent du temps, de la chaleur… » Isabelle Saporta - Du Courage


François Veillerette

François Veillerette est président de Générations Futures, association dédiée à la lutte contre les pesticides.

« On mange tellement de choses toxiques, nous explique le sage Pierre Rabhi, que ce n’est pas bon appétit que je devrais vous souhaiter mais bonne chance ! » Isabelle Saporta - Du Courage