Gabrielle Tuloup

Appelle-moi poésie, Gabrielle Tuloup, " La Classe".

Extrait :

"Aujourd’hui, ma mère est là, à contre-jour, une silhouette de colombes fragile endormie dans la lumière. A l’intérieur, quelque part, son âme aussi bat de l’aile. Et, si j’osais poser la main sur elle, je crois que son pouls battrait fort et vite d’être ainsi prise au piège, comme quand elle est tombée amoureuse de mon père"


La communication aux Amis de Livres en Scène

Comme beaucoup des Amis de "Livres en Scène", nous gardons en mémoire quatre soirées inoubliables que nous avions passées ensemble Au Petit Marguery, Avenue des Ternes.

Claude Nougaro - L’hommage rendu à Claude Nougaro par Christian Laborde, en avril 2014,

Henri Gougaud - A la veille de Noël 2014, le conteur Henri Gougaud pour son ouvrage "Le roman de Louise" consacré à Louise Michel.

Bernard Ollivier - Le Marcheur sur la route de la soie, en la personne de Bernard Ollivier et son Association SEUIL qui fait marcher les jeunes en difficultés pour les réinsérer, en février 2016

Pascal Bruckner - Et enfin, La "Sagesse de l’Argent" avec Pascal Bruckner, en décembre 2016. Des passages de ce livre ont ensuite été repris par Fabrice Lucchini dans son spectacle sur l’argent.

Nous avons l’intime conviction, en vous proposant la première rencontre avec Gabrielle Tuloup, de vivre une semblable aventure.

Le mercredi 20 mars 2019 à 19H30

Au Petit Marguery - Rive droite

64, avenue des Ternes 75017 Paris

Métro : Ligne 1 - Station Argentine (480m). Ligne 2 Station(600m)

Bus : Ligne 43 Arrêt Eglise Saint Ferdinand, Ligne 92 Arrêt Ternes – Mac Mac Mahon

Parking Pereire (171 m), 211, Boulevard Pereire - Brunel (234 m), 27 Rue Brunel


Gabrielle Tuloup, Professeur agrégé de lettres, enseigne en Seine Saint Denis. Elle participe à la rédaction du Journal le 1, d’Eric Fottorino, très attentif au talent de sa nouvelle recrue.

D’une écriture sensible et poétique, elle nous proposera son premier roman "La nuit introuvable" publié aux Editions Philippe Rey.

Tout récemment, elle a reçu le premier prix du Jury du 19ème Salon du Livre de la ville de Mennecy qui regroupait 150 Auteurs

Gabrielle, classée championne de France d’un exercice poétique inattendu, dévoilera peut être, en votre nombreuse présence, ce talent supplémentaire.


Le Slam

La Poésie

Le Menu

Les Tables

Maison Victor Hugo rue du cherche midi

«Rue du Cherche-midi. Soigneusement « évitée depuis le décès de mon père en 2011. Longue rue de mon enfance.

Mes parents ont toujours habité au 16, je crois qu’ils n’ont jamais songé à déménager. Quand j’étais petit, j’envisageais la perspective nette de cette interminable rue avec beaucoup d’excitation. J’allongeais mes foulées à la mesure du pas de mon père. Les cent quarante numéros devenaient mon horizon, la vie allait toujours droit devant. Maintenant encore je cherche le point de fuite.» Gabrielle Tuloup – La nuit introuvable


La butte aux cailles


«Je savais que je n’appartenais à aucun calendrier. Alors je me répétais que j’avais la beauté des jours fériés. Un 1er mai il arriva au rendez vous, à l’angle de la butte aux cailles avec un vélo. Pas à vélo, non, avec un vélo bleu nuit. Il dit : « Je ne suis pas du genre à offrir des bouquets de fleurs.» Il insista, l’œil brillant, sur la beauté du pédalier à têts d’Apache. Je décidais qu’il serait mon indien. C’était le début. Le début de l’intermittence…» Gabrielle Tuloup – La nuit introuvable

Les jardins du Luxembourg

«Marthe mit une robe bleu roi. C’était sa couleur. Elle était élégante et s’accrochait toute joyeuse à mon bras. La dernière fois, c’était pour mon mariage. Tout compte fait je préférais encore ça : marcher avec elle dans un parc, c’était plus prometteur que vers l’autel. Les allées du Luxembourg regorgeaient de gosses et de soleil. Elle ne voulait pas s’assoir, elle était en pleine forme. De la main libre elle tapotait mon biceps. Elle me dit que j’avais drôlement grandi, que j’étais presque aussi fort que mon père maintenant. » Gabrielle Tuloup – La nuit introuvable

Alois Alzheimer

«Jeanne a choisit un médecin charmant. Il a fait tous les examens nécessaires. Le diagnostic n’a surpris personne. Puisque Alzheimer a choisi d’élire domicile dans mes souvenirs, j’ai décidé d’être polie : J’ouvre la porte. On ne s’oppose pas à un hôte de cette envergure. Jeanne a voulu me rassurer , « Ils font de très bons traitements maintenant », mais je suis tranquille mon colocataire aura du moins l’élégance de faire le ménage.»
Gabrielle Tuloup – La nuit introuvable

La Photo